Petite pièce d’extérieur

LIONEL HOCHE

Très sensible à la musique baroque qu’il utilise souvent dans son travail, Lionel Hoche a choisi d’en exploiter l’aspect scientifique. Pour le jeune chorégraphe à qui est essentielle la dimension poétique, le baroque est à fleur de peau. La danse de Lionel Hoche est un travail pointilliste sur les émois de l’âme. Du baroque, il garde l’extrême rigueur alliée à une totale souplesse et une grande mobilité. Chez lui, le sens de l’équilibre et de la mesure le dispute au goût du mouvement et la volonté de tracer des limites contrecarre le goût de la fusion et du flux.

« Depuis quelques années, je m’implique à développer, lors de chaque création, une thématique de la couleur, procédé pictural en quelque sorte. Qu’elle soit utilisée seule ou en couple, sa vibration et sa symbolique délivrent des énergies qui lui sont intimement liées et qui communiquent à la chorégraphie leur propre force. Ce n’est pas uniquement une dimension rétinienne et esthétique, mais, tout autant, une dimension psychologique, symbolique et poétique. Une prise de position radicale face à la couleur va créer des appétits. Appétit de complémentarité, d’opposition. En faisant des choix extrêmes, on crée des espaces de fascination qui stimulent en nous toutes sortes de sensations. Jusqu’à ce que saturation s’ensuive. Et appel d’une autre vibration pour calmer la première ». Lionel Hoche


Chorégraphie : Lionel Hoche
Musique : Jean-Sébastien Bach
Costumes : Sylvie Skinazi
Réalisation des objets scénographiques : Gilles Gianton
Lumières : Rémi Nicolas

Création pour Les Ballets de Monte-Carlo
Première le 30 juillet 1995, Terrasses du Casino de Monte-Carlo