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©Marie-Laure Briane
Bernice Coppieters & Jeroen Verbruggen ©MLB
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Daphnis et Chloé

J-Ch. Maillot

Dans ce ballet, tout en fragilité et en caresses impossibles, Jean-Christophe Maillot cherche à mettre à bonne distance le texte original de Longus et l'argument de Ravel pour se concentrer essentiellement sur les comportements du corps dans leur attitude affective et émotionnelle. Le chorégraphe révèle, à travers ces deux êtres qui frissonnent au moindre frôlement, l'identité d'un parcours initiatique amoureux qui reste contrarié jusqu'à son accomplissement.

Ce Daphnis et Chloé fait confiance en l'universel et confirme chez Maillot l'envie de puiser au plus près de la vie les gestes qui nous rassemblent. Cette connivence avec le réel établit dès lors une connexion immédiate avec le spectateur. Elle accélère chez lui le souvenir du premier désir et réactive l'alchimie des émotions qui jaillirent de cet apprentissage brûlant et confus.

Autre originalité de taille, cette pièce propose une collaboration inédite avec Ernest Pignon-Ernest qui, tout au long du ballet, accompagne de son trait, le parcours semé d'embûches de ces deux amants juvéniles en proie aux fureurs du désir charnel. Pour la première fois, le plasticien, qui a travaillé à de nombreuses reprises avec Jean-Christophe Maillot, intervient non seulement en tant que scénographe mais aussi en tant qu'artiste donnant forme, par son dessin, à la rondeur d'une épaule, la souplesse d'un cou ou encore l'envol d'une main. Dans ce ballet, le chorégraphe et le plasticien ne se mettent pas exclusivement au service du récit et du spectacle. Tous deux prennent leur autonomie en une pièce fragile et dure qui cherche à se réaliser avec grâce sous nos yeux.

« Maillot va droit au chef-d’œuvre : son Daphnis, fluide, léger et passionné autant que la musique, développe un « art d’aimer », thème rare en chorégraphie » LE FIGARO (2010)

« Une œuvre tout en fragilité et caresses impossibles (…) » DANSE (sept. 2010)

« La chorégraphie enchante les yeux. Se déroulant par vagues, en tourbillons, en volutes légères, la danse est toute vibrante de désir, de sensualité exacerbée, de joie de vivre (...) Une belle aventure artistique dont on sort épanoui et tout ému. » NOUVEL OBSERVATEUR (avril 2010)


Chorégraphie de Jean-Christophe Maillot
Scénographie et dessins : Ernest Pignon-Ernest
Costumes : Jérôme Kaplan
Musique : Maurice Ravel

Première le 1er avril 2010, Grimaldi Forum Monaco