©Alice Blangero
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Maude Sabourin & Christian Tworzyanski ©AB
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Maude Sabourin & Christian Tworzyanski ©AB

Aleatorio

J-Ch. Maillot

Aleatorio est né de la volonté de Jean-Christophe Maillot de retravailler trois œuvres existantes (Men’s Dance, Men’s Dance for Women et Presque rien) en modifiant ce paramètre essentiel qu’est la musique. Lorsque celle-ci change, c’est toute notre lecture du ballet qui s’en trouve modifiée. Il suffit de déplacer le curseur mélodique pour que notre logiciel émotionnel ne soit plus le même. Inversement, Jean-Christophe Maillot nous montre que la chorégraphie peut elle-aussi brouiller les pistes et nous fait percevoir différemment la musique. Le chorégraphe a ainsi réutilisé plusieurs fois la même partition de Bach à différents moments de son ballet mais les intentions de mouvements étant différentes, nous ne nous apercevons pas qu’il s’agit de la même musique.

Aleatorio sur la forme donc, mais sur le fond aussi… Pour Jean-Christophe Maillot, le hasard fait partie de notre oxygène. Partant de là, deux possibilités s’offrent à nous : Soit nous nous vivons dans la peur de l’avenir, soit nous acceptons sa présence (plutôt que de parler d’avenir, nous parlerons alors de devenir). Cela nous oblige à accepter la contradiction et à prendre en considération ce qui ne s’accorde pas avec notre logique. Dans Aleatorio, le chorégraphe a choisi d’illustrer ce propos à travers un thème qui lui est cher, celui de la rencontre amoureuse. Certaines personnes ne semblent pas faites pour vivre ensemble et pourtant leur amour nous détrompe. La raison en est qu’en amour, nous avons créé beaucoup de sophistications et d’artifices. Mais il suffit que sa nature reptilienne, érotique et hasardeuse reprennent le dessus pour que les cartes soient rebattues et que nos certitudes s’effondrent.

 

« Cette rigueur esthétique jointe à la force du propos a provoqué un triomphe (…) un succès mérité » LE FIGARO (déc. 2016)

« Avec Aleatorio, Jean-Christophe Maillot fait la part belle à l’aléatoire et remet en question le caractère indissoluble du lien entre danse et musique » RESMUSICA (déc.2016)

« La gestuelle est d’une inventivité sans faille » DANSER CANAL HISTORIQUE (déc.2016)

 « du pur contemporain, incarné, frappant et introspectif » DANSOMANIE (déc. 2016)


Chorégraphie : Jean-Christophe Maillot
Musique : Jean-Sébastien Bach, Bertrand Maillot
Lumières : Dominique Drillot
Costumes : Jean-Christophe Maillot et Jean-Michel Lainé
Vidéo : Alice Blangero et Grégory Sebbane
Durée : 55 min


Première le 16 décembre 2016, Salle Garnier Opéra de Monte-Carlo